Stage et job étudiant au Maroc : convention, indemnité, droits

Stage et job étudiant au Maroc : convention tripartite, indemnité, contrat ANAPEC Idmaj, SMIG horaire, CNSS, âge minimum et effet sur la bourse Minhaty.

🏫 Vie étudiante Mis à jour le · 14 min de lecture ✓ Sources officielles citées
Immeubles de bureaux du quartier d'affaires Casablanca Finance City
Immeubles de bureaux du quartier d'affaires Casablanca Finance City. Photo : AyourAchtouk, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

Faire un stage ou un job étudiant au Maroc n’obéit pas aux mêmes règles selon votre situation. Pendant les études, le stage repose sur une convention tripartite (étudiant, établissement, entreprise) et, à notre connaissance, aucune indemnité minimale n’est imposée par la loi. Une fois diplômé, le contrat d’insertion ANAPEC (Idmaj) offre une indemnité de 1 600 à 6 000 DH par mois, exonérée de cotisations CNSS et, depuis 2025, d’IR pendant 12 mois. Enfin, un job étudiant est un vrai contrat de travail : le SMIG de 17,92 DH brut de l’heure et la déclaration à la CNSS s’appliquent dès le premier jour. Ce guide fait le point sur ces trois cas, l’effet d’un emploi sur la bourse et l’AMO, et les pièges à éviter.

À retenir : stage pendant les études = convention signée avant le début, indemnité libre mais à écrire noir sur blanc. Contrat Idmaj = réservé aux diplômés inscrits à l’ANAPEC, indemnité de 1 600 à 6 000 DH, exonérée d’IR jusqu’à 6 000 DH brut/mois pendant 12 mois (contrats conclus depuis le 1er janvier 2025). Job étudiant = contrat de travail, SMIG au prorata des heures, CNSS obligatoire, 15 ans minimum. La bourse Minhaty est réservée aux étudiants non salariés.

Stage, contrat d’insertion ou job : quelle différence ?

Stage conventionnéContrat d’insertion ANAPEC (Idmaj)Job étudiant
Pour quiÉtudiant inscrit dans un établissementChercheur d’emploi diplômé, inscrit à l’ANAPECToute personne de 15 ans et plus
DocumentConvention tripartiteContrat de formation-insertion visé par l’ANAPECContrat de travail (CDD, CDI, mission)
RémunérationIndemnité libre (pas de minimum légal connu)Indemnité de 1 600 à 6 000 DH/moisSalaire, au moins le SMIG ou le SMAG
Cotisations CNSSNon (pas de salaire)ExonérationOui, comme tout salarié
ObjectifValider sa formationAcquérir une première expérience et être recrutéGagner de l’argent

Le point clé : un stage n’est pas un emploi. Si l’entreprise vous demande un vrai travail productif, à plein temps, sans lien avec votre formation et sans convention, il s’agit en réalité d’un emploi déguisé.

Le stage pendant les études : la convention de stage

Une convention tripartite, signée avant le début

Le stage effectué pendant le cursus (stage d’observation, stage de fin d’études, PFE) se fait avec une convention de stage signée par trois parties :

  • l’établissement (université, école, institut OFPPT), qui fixe les objectifs pédagogiques et désigne un encadrant ;
  • l’entreprise ou l’organisme d’accueil, qui désigne un tuteur ;
  • l’étudiant, qui s’engage à respecter le règlement intérieur et la confidentialité.

Il n’existe pas, à notre connaissance, de texte unique qui encadre tous les stages étudiants dans le secteur privé : chaque établissement fournit son propre modèle. Le stage est souvent obligatoire pour valider certains diplômes (licences professionnelles, écoles d’ingénieurs et de commerce, BTS, formations OFPPT) ; pour d’autres, il est facultatif. Renseignez-vous auprès de votre scolarité dès le début de l’année.

Astuce : demandez le modèle de convention avant de chercher. Beaucoup d’entreprises acceptent plus facilement un stagiaire qui arrive avec une convention prête à signer.

Ce que la convention doit préciser

RubriqueCe qu’il faut vérifier
Dates et duréeDébut, fin, horaires et jours de présence
MissionsTâches liées à la formation, nom du tuteur
IndemnitéMontant mensuel, ou mention « non rémunéré »
FraisTransport, repas, déplacements éventuels
AssuranceQui couvre les accidents sur le lieu de stage et en trajet
Absences et ruptureConditions d’arrêt anticipé, congés éventuels
Rapport et évaluationAttestation de stage, grille d’évaluation

L’indemnité de stage

À notre connaissance, aucune gratification minimale n’est fixée par la loi pour un stage conventionné pendant les études. Le montant dépend de l’entreprise, du niveau d’études et de la durée. Ce qui compte : qu’il soit écrit dans la convention. Une promesse orale de « prime à la fin » n’engage personne.

Pour recevoir une indemnité par virement, un compte bancaire est utile : voir notre guide ouvrir un compte bancaire.

L’assurance

Vérifiez que la convention indique clairement qui assure le stagiaire en cas d’accident sur le lieu de stage ou pendant le trajet. Selon les établissements, c’est l’assurance scolaire ou universitaire, une assurance de l’entreprise, ou une assurance à souscrire par l’étudiant. Pour vos frais de santé courants, l’AMO des étudiants reste votre couverture de base tant que vous êtes étudiant et sans autre couverture.

Attention : n’acceptez pas de commencer « en attendant que la convention soit signée ». Sans convention, vous n’êtes ni stagiaire ni salarié aux yeux de votre école, et un accident ou un litige devient très compliqué à régler.

Après le diplôme : les contrats ANAPEC

L’ANAPEC (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences) gère plusieurs programmes publics d’aide à l’insertion. Le plus connu pour les jeunes diplômés est le contrat d’insertion Idmaj.

Le contrat d’insertion Idmaj

Selon le ministère de l’Inclusion économique et de l’Emploi, ce stage de formation-insertion repose sur le dahir portant loi n° 1-93-16 du 23 mars 1993, modifié notamment par les lois n° 13-98 et n° 39-06, et sur la loi de finances 2006 telle que modifiée.

ÉlémentRègle
BénéficiairesChercheurs d’emploi titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, du bac ou équivalent, ou d’un diplôme de formation professionnelle, inscrits à l’ANAPEC
Indemnité mensuelleEntre 1 600 et 6 000 DH
CotisationsExonération des cotisations CNSS et de la taxe de formation professionnelle
Impôt sur le revenuIndemnité exonérée jusqu’à 6 000 DH brut/mois pendant 12 mois (contrats conclus depuis le 1er janvier 2025)
Embauche en CDISalaire exonéré d’IR jusqu’à 10 000 DH brut/mois pendant 24 mois
Couverture médicaleUne convention prévoit la prise en charge par l’État de l’AMO des bénéficiaires
OrganismeANAPEC

L’indemnité de stage n’est pas un salaire : vous n’êtes pas salarié de l’entreprise pendant le contrat, ce qui explique l’absence de cotisations CNSS. La couverture médicale passe par une convention de prise en charge de l’AMO par l’État au profit des bénéficiaires de stages de formation-insertion, mentionnée sur le portail des procédures du CRI Rabat-Salé-Kénitra. Demandez à l’ANAPEC une confirmation écrite de votre couverture avant le début du stage.

Ce qui a changé avec la loi de finances 2025

La note synthétique des mesures fiscales de la loi de finances 2025 détaille la réforme de l’article 57-16° du Code général des impôts :

  • l’exonération d’IR de l’indemnité de stage (plafonnée à 6 000 DH brut par mois) est élargie à tous les stagiaires, y compris les non-diplômés ;
  • la période exonérée passe de 24 à 12 mois ;
  • en cas de changement d’employeur, le stagiaire garde l’exonération dans la limite de 12 mois au total ;
  • en cas d’embauche en CDI, le salaire est exonéré d’IR pendant 24 mois, dans la limite de 10 000 DH brut par mois.

Ces règles s’appliquent aux contrats conclus à compter du 1er janvier 2025. Pour le reste de l’impôt, voir notre guide barème IR 2026 ; pour un emploi salarié, estimez votre paie avec le simulateur salaire net.

La réforme en cours : projet de loi n° 51.25

Le projet de loi n° 51.25, qui modifie et complète le dahir n° 1-93-16 de 1993, a été voté en séance plénière par la Chambre des conseillers le 7 juillet 2026. Selon la presse, il limiterait la durée du stage à 12 mois sans renouvellement, ouvrirait le dispositif aux non-diplômés et imposerait aux entreprises un taux d’embauche définitive d’au moins 60 % des stagiaires, sous peine d’exclusion temporaire du programme.

À la date de mise à jour de ce guide, nous n’avons pas trouvé la publication de ce texte au Bulletin officiel. Tant qu’il n’est pas publié, renseignez-vous auprès de votre agence ANAPEC sur la durée exacte et les conditions de votre contrat.

Attention : le contrat d’insertion n’est pas un CDI. À la fin du stage, l’entreprise n’est pas obligée de vous embaucher (sauf engagement particulier). Négociez dès le départ les perspectives de recrutement.

Les autres programmes de l’ANAPEC

Le ministère de l’Emploi cite aussi d’autres programmes : Tahfiz (incitations pour les entreprises qui recrutent), Taehil (formations pour améliorer l’employabilité), Tadaroj et Awrach. Les conditions et l’ouverture de ces programmes changent d’une année à l’autre : demandez à votre conseiller ANAPEC ceux qui sont ouverts actuellement et adaptés à votre profil.

S’inscrire à l’ANAPEC

  1. Créez votre espace candidat sur anapec.org, avec votre CNIE, votre adresse e-mail et votre CV.
  2. Prenez rendez-vous pour l’entretien de positionnement dans l’agence la plus proche.
  3. Apportez vos documents : CNIE, diplômes, attestations de travail ou de stage.
  4. Consultez les offres et postulez depuis votre espace, ou laissez les employeurs vous trouver dans la CVthèque.

Il faut avoir au moins 18 ans pour s’inscrire, selon la foire aux questions de l’ANAPEC. L’inscription à l’ANAPEC sert aussi plus tard pour d’autres droits, par exemple l’indemnité pour perte d’emploi de la CNSS (voir notre guide indemnité de licenciement).

Le job étudiant : vos droits de salarié

Cours particuliers, vente, restauration, centre d’appels, travail saisonnier l’été… Dès que vous travaillez sous l’autorité d’un employeur contre un salaire, c’est un contrat de travail, avec les mêmes droits que n’importe quel salarié.

Quel contrat ?

Selon l’article 16 du Code du travail, rappelé par l’ANAPEC, il existe trois types de contrats : le CDI, le CDD (limité notamment au remplacement d’un salarié, à l’accroissement temporaire d’activité et au travail saisonnier) et le contrat pour une mission précise. Un job d’été relève souvent du CDD saisonnier.

Demandez toujours un contrat écrit en deux exemplaires, avec la date d’embauche, le poste, le salaire, le lieu et les horaires.

Âge minimum

Le Code du travail interdit d’employer un mineur avant 15 ans révolus. Entre 15 et 18 ans, la loi protège davantage les jeunes : certains travaux dangereux leur sont interdits et le travail de nuit est très encadré. Un étudiant majeur, lui, a exactement les mêmes droits et obligations qu’un autre salarié.

Salaire minimum : le SMIG au prorata

Il n’existe pas de SMIG étudiant réduit. Les montants à appliquer sont ceux de notre guide SMIG 2026 :

Minimum légalMontant brut
SMIG horaire (depuis le 1er janvier 2026)17,92 DH
SMIG temps plein (191 h par mois)3 422,72 DH par mois
Mi-temps (95,5 h par mois)1 711,36 DH par mois
10 heures par semaine (environ 43 h par mois)≈ 770 DH par mois
SMAG agricole (depuis le 1er avril 2026)97,44 DH par jour

La durée normale du travail est de 44 heures par semaine dans les activités non agricoles. À temps partiel, le minimum se calcule au prorata des heures réellement travaillées. Les heures supplémentaires sont majorées (25 % de jour, 50 % de nuit). Payer moins que le SMIG est une infraction, et tout accord prévoyant un salaire inférieur est nul.

Déclaration à la CNSS

Votre employeur doit vous déclarer à la CNSS sur la base du salaire réel et des jours travaillés. Cela vous ouvre des droits (AMO, indemnités, retraite) et prouve votre expérience. Vous pouvez vérifier vos déclarations grâce à l’attestation CNSS en ligne.

Au SMIG, un salarié ne paie pas d’IR : l’impôt ne commence qu’au-delà de 40 000 DH de revenu net imposable par an. Un job étudiant à temps partiel est donc en général non imposable, mais les cotisations sociales salariales (CNSS et AMO) sont retenues sur le brut.

Astuce : gardez vos bulletins de paie et votre contrat. En cas de salaire non versé ou d’heures non payées, l’inspection du travail de votre ville peut être saisie gratuitement. Les droits liés au contrat de travail se prescrivent par deux ans.

Travailler en auto-entrepreneur pendant ses études

Pour une activité indépendante (cours particuliers, graphisme, développement web, traduction), le statut d’auto-entrepreneur permet de facturer légalement avec un impôt de 1 % du chiffre d’affaires pour les services, et une cotisation AMO d’au moins 300 DH par trimestre. Tout est expliqué dans notre guide auto-entrepreneur.

Attention : une activité d’auto-entrepreneur est une activité professionnelle. Elle peut remettre en cause votre droit à la bourse (voir ci-dessous) et vous oblige à déclarer votre chiffre d’affaires même s’il est nul.

Quel impact sur la bourse et l’AMO étudiants ?

La bourse Minhaty

Selon la rubrique « Informations générales » du portail Minhaty, la bourse de l’enseignement supérieur est destinée aux étudiants qui ne sont ni fonctionnaires ni salariés, qui n’exercent aucune activité professionnelle ou commerciale et qui ne reçoivent aucune autre bourse.

En pratique :

  • un stage conventionné fait partie de votre formation ; il n’en reste pas moins prudent de vérifier auprès de l’ONOUSC si l’indemnité perçue pose problème ;
  • un emploi salarié ou une activité d’auto-entrepreneur peut vous faire sortir des conditions de la bourse ;
  • en cas de doute, posez la question avant de signer, et non après.

Pour les détails de la bourse, voir notre guide bourse Minhaty.

L’AMO des étudiants

L’AMO de base des étudiants s’adresse aux étudiants de 30 ans au plus qui n’ont aucune autre couverture médicale. Si vous devenez salarié déclaré à la CNSS, vous relevez de l’AMO des salariés pendant votre emploi. Pendant un contrat Idmaj, c’est la prise en charge de l’AMO par l’État qui s’applique. Tous les détails sont dans notre guide AMO étudiants.

Où trouver un stage ou un job étudiant ?

SourcePour quoi
Service des stages ou centre carrières de votre établissementOffres de stage, modèles de convention, forums entreprises
ANAPECOffres d’emploi, contrats d’insertion, ateliers CV et entretien
Candidature spontanéeEntreprises de votre secteur, PME de votre ville
Administrations et établissements publicsDemande directe au service des ressources humaines
Emploi-public.maConcours de recrutement de la fonction publique (pas de stages)

Pour un stage dans l’administration, il n’existe pas, à notre connaissance, de portail central des offres : on adresse une demande écrite, avec la convention de l’établissement, au service des ressources humaines du ministère, de la collectivité ou de l’établissement public visé. Le portail emploi-public.ma sert surtout à suivre les concours après le diplôme.

Si vous êtes en formation professionnelle, le stage en entreprise fait partie du cursus : voir notre guide BTS et OFPPT après le bac. Les étudiants étrangers ont des règles propres pour travailler au Maroc : voir notre guide étudiants étrangers.

Les signaux d’alerte

  • On vous demande de payer pour obtenir un stage, un entretien ou un « dossier » : refusez. Les services de l’ANAPEC aux chercheurs d’emploi sont publics, et le Code du travail interdit aux agences de recrutement privées de faire payer les candidats.
  • Pas de convention, pas de contrat : vous travaillez sans aucune protection.
  • Stage non rémunéré à plein temps pendant des mois, sur un poste qui existe réellement : c’est souvent un emploi déguisé.
  • Salaire en dessous du SMIG horaire ou payé uniquement en espèces sans bulletin de paie.
  • Offre trop belle reçue par messagerie, avec demande de copie de CNIE ou de coordonnées bancaires avant tout entretien.

Astuce : pour chaque candidature, notez la date, l’entreprise, le contact et la réponse. Et gardez une copie de chaque attestation de stage : elles comptent dans votre CV et pour votre inscription à l’ANAPEC.

Pour organiser le reste de votre année (logement, transport, budget), consultez notre dossier vie étudiante au Maroc, ainsi que nos guides cité universitaire, transport étudiant et prêt étudiant.

L'essentiel – Stage et job étudiant au Maroc : 17,92 DH/h SMIG brut minimum pour un job étudiant salarié ; 6 000 DH/mois d'indemnité Idmaj exonérée d'IR, pendant 12 mois ; 15 ans âge minimum pour travailler (Code du travail) ; 18 ans âge minimum pour s'inscrire à l'ANAPEC. Étapes : 1. Demander le modèle de convention de stage à sa scolarité 2. Faire signer la convention par les 3 parties avant le 1er jour 3. Créer son espace candidat sur anapec.org une fois diplômé 4. Pour un job, exiger un contrat écrit et la déclaration CNSS 5. Vérifier l'effet d'un emploi sur sa bourse et son AMO
Récapitulatif en image — Stage et job étudiant au Maroc.

Questions fréquentes

Une convention de stage est-elle obligatoire au Maroc ?

Pour un stage effectué pendant les études, la convention signée entre l'étudiant, l'établissement et l'entreprise est la règle. Elle est généralement exigée par l'école pour valider le stage et protège l'étudiant : sans convention ni contrat de travail, vous n'avez aucun statut clair en cas d'accident ou de litige.

Un stage étudiant est-il obligatoirement payé au Maroc ?

À notre connaissance, aucun texte ne fixe de gratification minimale pour un stage conventionné pendant les études. L'indemnité dépend de l'entreprise et doit être écrite dans la convention. Le contrat d'insertion ANAPEC (Idmaj), réservé aux diplômés en recherche d'emploi, prévoit en revanche une indemnité comprise entre 1 600 et 6 000 DH par mois.

Qu'est-ce que le contrat ANAPEC Idmaj ?

C'est un stage de formation-insertion en entreprise pour les chercheurs d'emploi diplômés inscrits à l'ANAPEC. L'indemnité n'est pas un salaire : elle est exonérée de cotisations CNSS et, pour les contrats conclus depuis le 1er janvier 2025, d'IR jusqu'à 6 000 DH brut par mois pendant 12 mois.

Le contrat ANAPEC dure-t-il 24 mois ou 12 mois ?

Le texte de 1993 prévoit jusqu'à 24 mois. Depuis la loi de finances 2025, l'exonération d'IR ne couvre plus que 12 mois. Le projet de loi n° 51.25, voté par le Parlement en juillet 2026, réforme le dispositif ; selon la presse, il limite le stage à 12 mois. Vérifiez auprès de votre agence ANAPEC les règles applicables à votre contrat.

Quel est le salaire minimum d'un job étudiant au Maroc ?

Il n'existe pas de salaire étudiant réduit. Dès qu'il y a contrat de travail, le SMIG s'applique : 17,92 DH brut de l'heure depuis le 1er janvier 2026 (97,44 DH par jour dans l'agriculture, le SMAG). À temps partiel, le minimum est calculé au prorata des heures.

À partir de quel âge peut-on travailler au Maroc ?

Le Code du travail interdit d'employer un mineur avant 15 ans révolus. Entre 15 et 18 ans, certains travaux dangereux et le travail de nuit sont encadrés ou interdits. Pour s'inscrire à l'ANAPEC, il faut avoir au moins 18 ans.

Peut-on travailler et garder la bourse Minhaty ?

La bourse est destinée aux étudiants qui ne sont ni fonctionnaires ni salariés et qui n'exercent aucune activité professionnelle ou commerciale. Un emploi salarié ou une activité d'auto-entrepreneur peut donc vous faire perdre le droit à la bourse : renseignez-vous auprès de l'ONOUSC avant de signer.

Où trouver un stage ou un job étudiant au Maroc ?

Auprès du service des stages ou du centre carrières de votre établissement, sur le portail de l'ANAPEC (offres d'emploi et contrats d'insertion), par candidature spontanée auprès des entreprises et, pour l'administration, directement auprès du service des ressources humaines du ministère ou de l'établissement public visé.

Sources officielles

Ces informations sont fournies à titre indicatif et peuvent évoluer. Vérifiez toujours auprès de l'administration concernée ou de son site officiel avant toute démarche. Une erreur ? Signalez-la.

Vie étudiante

Dans ce dossier

Tout voir →
Pour aller plus loin

À lire aussi